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portrait de femmes : SANDRINE VIGNER

L'information, son capital gagnant

SANDRINE VIGNER

Depuis maintenant 6 ans, Sandrine Vigner occupe le poste de Knowledge Manager chez SNCF CONSULTING. Après un parcours conséquent dans différents cabinets de conseil, Sandrine s’offre un tournant dans sa carrière. A 45 ans, elle hésite entre deux vies professionnelles littéralement opposées. La reprise de ses études et un stage chez SNCF CONSULTING convaincront définitivement cette boulimique de l’information quant à son évolution.

Après une Maitrise d’Histoire Contemporaine obtenue à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nice, Sandrine se dirige vers un DUT de Documentation spécialisé en entreprise à Toulouse. Son premier poste sera chez BDPA, un cabinet d’agronomie tropicale. Mais la soif de connaissances l’emmène rapidement plus loin et elle intègre Gemini Consulting, filiale du Groupe Capgemini. « L’Information Specialist » travaille alors avec beaucoup d’anciens « Bossard », cabinet mythique intégré à Capgemini en 1996. « C’est à leur contact que j’ai appris ce qu’était le métier de documentaliste dans le monde du conseil. J’alimentais les consultants en données financières, presse, études de marché ou encore interviews de spécialistes». 3 ans plus tard, cap vers Kea & Partners pour créer leur Research & Information Service avant de faire une parenthèse dans sa vie professionnelle.

Retour aux affaires chez SAY Partners, nous sommes en 2006 et c’est à ce poste que Sandrine commence réellement à travailler sur le Knowledge Management. « La Documentaliste est une personne qui doit maitriser ses sources. Elle va uniquement chercher l’information en externe. La Knowledge Manager apporte une autre dimension, celle de rassembler les connaissances internes et de s’assurer que tous ces flux d’information circulent bien entre les collaborateurs », explique Sandrine. On parle alors de parcours de l’information, de capitalisation de missions, de partage d’outils et méthodes. « Ce ne sont pas des archives. Ce que j’aime c’est faire vivre l’information et l’enrichir en permanence ». Plus tard, chez Marris Consulting, elle développera sa première plateforme collaborative et découvrira en tant que prestataire SNCF ;  le début d’un engouement pour le monde industriel…

6 mois pour convaincre, 6 ans d’épanouissement

Déjà bien aguerrie, Sandrine se lance pourtant à 45 ans un nouveau défi : celui de reprendre ses études suite à son licenciement économique. Elle s’inscrit donc au MS Analyse stratégique et intelligence économique dispensé par l’Ecole Internationale des sciences du traitement de l’information à Cergy. « Pour moi, c’était une manière de boucler mon cursus. Ce Mastère Spécialisé m’a permis de m’ouvrir à d’autres secteurs que celui du conseil et m’a rendu plus robuste sur la manière de traiter l’information ». En recherche d’un stage de 6 mois pour valider son diplôme, Sandrine postule chez SNCF CONSULTING déjà dirigé par Pascal Lupo et Catherine Baujard. A l’époque, parmi les moyens mis en œuvre qui devaient accompagner la croissance du cabinet, le KM et la veille stratégique et économique étaient inscrits dans la feuille de route. Convaincante, Sandrine l’a été. Convaincue, elle l’est toujours. « Chaque mission est différente, j’apprends tout le temps quelque chose. Travailler pour le cabinet interne de SNCF me permet d’avoir une vision transverse du Groupe. Quand je fais le bilan de toutes les missions capitalisées, je me rends compte qu’à chaque fois que le Groupe s’est transformé, nous avons toujours été à ses côtés ». Toutes les connaissances accumulées sur les missions sont en permanence réutilisées au profit de SNCF. Mais il y a un autre facteur qui permet à Sandrine de s’épanouir : l’autonomie. « Chaque année, je propose de nouvelles orientations que la direction me valide comme la mise en place de notre plateforme collaborative B@OB@B. Il y a une vraie relation de confiance qui est très appréciable. Et c’est un cabinet riche de ses événements internes, de ses méthodes de conseil, de ses outils digitaux ».

2019 en ligne de mire, Sandrine a déjà une idée bien précise de ce à quoi elle va s’atteler. « Nous allons retravailler le KM avec un groupe de consultants. Je les associe toujours dans mes démarches, ce sont pour moi comme des clients ». Ajoutez à cela le co-pilotage d’un groupe de réflexion sur l’ouverture du marché Voyageurs et quelques conférences extérieures pour « être les yeux des consultants sur ce qu’il se passe dans d’autres secteurs » et l’année est jouée ou presque ! Indépendante mais à l’écoute, Sandrine sait mettre de l’intelligence et de l’ordre dans les connaissances de chacun.